Comment on la lit
Le temps descend. La première ligne, tout en haut, est le début du moment ; chaque ligne suivante s’empile sous la précédente ; le bas du cadre en est la fin. On lit donc l’œuvre comme on lirait une page, sauf qu’il n’y a pas de mots.
Une bague occupe la colonne de gauche, l’autre celle de droite. Elles ne se croisent à aucun moment. La bande claire qui les sépare est la seule frontière de l’œuvre, et les deux rives la longent sans jamais la franchir.
De loin, on voit une texture et ses variations de densité, comme un tissu tissé plus serré par endroits. À cinquante centimètres, la texture se défait : chaque ligne redevient un battement, et l’on suit du regard une minute précise.



